LA POUBELLISATION DE LA VILLE DE LOME

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L’urbanisation rapide et anarchique des villes, africaines en l’occurrence, est source de plusieurs problèmes dont le plus délicat est, de mon point de vue, celui de la gestion des ordures de tous ordres. A l’heure où le monde entier s’inquiète du réchauffement climatique, il est de bon ton  d’attirer l’attention des uns et des autres sur un certain nombre de situations alarmantes à l’insalubrité.

En ce qui me concerne, je ne peux parler que de Lomé, capitale de ma patrie, le Togo. Cette capitale, il vous souvient peut-être, était appelée « Lomé, la belle ».  Hélas ! Cette appellation n’est aujourd’hui que souvenir lointain, nostalgie d’une époque glorieuse où Lomé fut un très bon élève en matière de salubrité.

« Lomé, la poubelle », c’est cruel, mais c’est bien la tristement célèbre formule qui résume l’environnement insalubre dans lequel vivent les Loméens d’aujourd’hui. Cette insalubrité on ne peut plus grandissante de la ville de Lomé est due essentiellement à :

L’usage de plus en plus considérable des plastiques et sachets industriels. Qui veut acheter du pain, convoque monsieur sachet (noir comme blanc) ; qui désire emporter son repas pour la maison, invite monsieur sachet. Quel que soit l’article ou le produit acheté, on demande toujours l’accompagnement d’un sachet qui, à la fin, devient un papillon libertin voltigeant de maison en maison, de rue en rue, de quartier en quartier… Et résultat des courses, Lomé nous offre, par un passage d’un vent aussi léger soit-il, un spectacle désolant de courses-poursuites entre sachets, un tableau d’humains disputant leur lopin d’espace et leur dose d’oxygène avec de vils plastiques !

Une mauvaise gestion des ordures ménagères. L’Etat, certes, fait des efforts pour la collecte de ces ordures, mais les agents chargés de cette collecte sont non seulement insuffisants mais également très mal équipés. Leurs charrettes, leurs camionnettes et leurs camions permettant l’acheminement des ordures vers la décharge finale d’Agoè, sont parfois des papas noël qui distribuent des paquets d’ordures   tout au long de leur itinéraire. Hormis cet aspect, il faut noter également l’attitude peu amène des habitants eux-mêmes par rapport à la gestion des ordures. En effet, beaucoup de Loméens transforment leurs rues en véritables décharges publiques où, de jour comme nuit, on déverse des sacs d’ordures qui puent et polluent l’atmosphère. Et pendant la saison pluvieuse, l’eau ne pouvant pas se frayer un chemin, stagne à même les rues et les devantures des maisons. Ces eaux deviennent des centrales d’où partent des milliers de microbes et la suite est plus facile à deviner… Pour d’autres Loméens, la gestion des ordures consiste à les brûler devant sa maison ou à les enfouir dans la terre nourricière. Là encore, nous n’imaginons pas les dégâts de ces pratiques  sur notre environnement immédiat : ces ordures enfouies dans la terre peuvent infecter les eaux des puits environnants ; quant aux ordures brûlées, il suffit de regarder la fumée qui se dégage et on se rendra compte qu’on charge l’air de particules susceptibles de rendre l’atmosphère suffocante.

Eu égard à tout ce qui précède, je lance par cet article, un appel pour une prise de conscience écologique pour sauver notre chère capitale. Cette prise de conscience écologique passe par des gestes simples mais ô combien précieux ! pour la salubrité de Lomé : avoir une poubelle chez soi et s’inscrire sur la liste des agents qui collectent les ordures ; avoir le reflexe intelligent de ne pas jeter des plastiques par terre ; ce sont-là des attitudes écologiques pour rendre notre quotidien plus vivable. A l’Etat, on demande plus d’actions allant dans le sens de l’installation des poubelles publiques dans les quartiers. L’ensemble de ces attitudes constituent ce que j’appelle des écogestes, c’est-à-dire des gestes écologiques simples qui sauvent !

 

 

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Un commentaire sur “LA POUBELLISATION DE LA VILLE DE LOME

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  1. L’homme noir n’a pas la notion de la gestion environnementale. ils ne savent pas que la mauvaise gestion des dechets nous amenerons des divers vecteurs biologiques tant mecanique qui sont a la base de nombreuses maladies. pour eraduquer cela, ca demandera un systeme d’education sanitaire.

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